Girls and Giggles​

On oublie trop souvent l’origine du mot anglais Pin-up. Littéralement, « qu’on accroche ». Oui, ces filles accrochées aux murs pour le plaisir de ces messieurs.
C’est dans les années 1930 que les Pin-Up explosent, représentantes du plaisir simple et de la féminité absolue. Les courbes arrondies et les formes généreuses de ces icônes les hissaient au rang d’ultime objet de fantasme éternel et de fascination érotique. Un érotisme suggéré, aguichant mais jamais aguicheur.
La pin-up, hors des clichés véhiculés, était une femme qui assumait sa sexualité, soit – peut-être – une forme de féminisme avant-gardisme qui a toujours fasciné. « Toujours », en tout cas chez les adeptes contemporains de ces demoiselles, car la mode a changé, et la pin-up n’est plus qu’un souvenir de l’American way of life, trop souvent associées à un stéréotype « passé » dont l’utilité à pour seul but d’aguicher les vieux désirs d’antan.
Caroline a décidé « d’épingler » plusieurs Pin-Up d’aujourd’hui, esclaves de la représentation que l’imagerie fait de la femme actuellement. Les bons vivants n’ont plus leur place dans ce monde, et malgré le soupçon de féminisme qui reste en chacune d’elles, la mode de la maigreur les fait tomber dans leurs vices obscures.
C’est essentiellement par la photographie que la pin-up a été popularisée, il était donc essentiel d’y revenir. Rendre hommage à la photo par la photo. Caroline se réapproprie la grammaire visuelle de cet univers, toujours avec une pensée pour Helmut Newton, Guy Bourdin et David Lachapelle, ses inspirations principales.
Elle choisit de remplacer la joie par la misère, comme une manière de se lever pour faire entendre ses pensées.
 
Texte par Morgan le Bervet

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Expositions :

- Juillet 2012 , Galerie Oberkampf

Prix Arttrust du meilleur projet. ( article )

1/5